Harper et l’accession à la propriété

 

L’économie à la Harper

« Notre plan est simple, modeste et pratique.  C’est une réduction fiscale pour les acheteurs, et un élan pour l’industrie de la construction.  Cela rendra l’accès à la propriété plus facile, et aidera à créer des emplois.»
Stephen Harper, Presse canadienne, le 16 septembre 2008
 

La réalité :

Un allégement fiscal de 750 $ en contrepartie d’une maison de 300 000 $ – on voit mal comment une telle mesure peut rendre l’accès à la propriété « plus facile » ou peut contribuer de quelque manière que ce soit à « créer des emplois »
« Je crois que cette mesure pourrait avoir un effet minime. Selon moi, elle pourrait avoir une incidence modeste. Il est peu probable qu’elle ait un effet déterminant sur des milliers de personnes.»
Doug Porter, économiste en chef adjoint à la Banque de Montréal, Toronto Sun, le 17 septembre 2008 [traduction]
Le Premier ministre Stephen Harper fait valoir que, en période d’incertitude économique, « il faut éviter de se lancer dans de grandes expériences, d’instaurer de nouveaux impôts ou de lancer de nouvelles initiatives de dépenses d’envergure ». Pourtant, il a proposé cette semaine deux initiatives qui auront des coûts importants : 150 millions de dollars pour permettre aux travailleurs autonomes de cotiser au régime d’assurance-emploi afin d’avoir droit à des prestations de maternité au titre de ce régime, et 200 millions de dollars dans le but d’accorder un allégement d’impôt de 750 $ aux personnes qui font l’achat d’une première maison. Ces mesures visent certains groupes d’électeurs, mais elles sont loin d’être aussi importantes que la nécessité de disposer de suffisamment de médecins ou d’assumer le coût de médicaments pouvant sauver des vies. La modification du régime d’assurance-emploi fera augmenter les cotisations (impôts) versées par les employés, qui n’ont pas la possibilité de se soustraire au régime. Par ailleurs, ce n’est pas un montant de 750 $ – ce qui est inférieur au coût d’une ordonnance de chimiothérapie orale – qui va changer quoi que ce soit lorsqu’il est question de l’achat d’un logement. Une saine gestion économique consiste à consacrer les fonds publics dont on dispose aux enjeux essentiels et aux besoins les plus importants. Les deux bonbons de M. Harper ne correspondent nullement à cette description. »
Éditorial paru dans le Halifax Chronicle Herald le 17 septembre 2008 [traduction]

Vous pouvez faire quelque chose

Stéphane Dion et le Parti libéral offrent le plan et le leadership nécessaires pour freiner le recul du Canada et renverser la vapeur. Pour en savoir plus, visitez le site Liberal.ca.

Vidéo

Citoyens : Ron - le 26 septembre 2008

Citoyens : Ross - le 20 septembre 2008